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Article LinkedIn · 2024

EFL702 : le diesel n’est plus le seul choix pour les applications intensives

Par le Dr Ali Boorang

Dans les applications intensives, les entreprises ne devraient pas avoir à choisir entre un diesel qu’elles connaissent bien et les avantages opérationnels de l’électrique. La vraie question est simple : un chariot électrique peut-il assurer le travail, poste après poste ?

Pendant longtemps, l’électrification a surtout progressé dans les applications légères en entrepôt. La logique était claire : trajets prévisibles, environnement maîtrisé et recharge à proximité. Pour les charges plus lourdes, de nombreuses entreprises sont pourtant restées fidèles au diesel. Elles recherchaient de la robustesse, de longues plages de travail et la certitude que le chariot tiendrait le rythme.

L’EFL702 a été conçu pour répondre à ce besoin. Ce chariot élévateur à batterie lithium-ion offre une capacité de charge de sept tonnes. Il conserve la robustesse et les repères d’utilisation d’un chariot diesel, sans son moteur thermique, ses gaz d’échappement ni les contraintes d’entretien qui y sont associées.

Pourquoi la capacité de sept tonnes compte

La manutention de charges lourdes ne concerne pas un marché de niche. Elle est au cœur de la construction, de la production, de la logistique et des opérations sur les parcs extérieurs. Dans ces activités, l’immobilisation d’une seule machine peut interrompre toute une chaîne de travail. Le client n’achète pas une déclaration d’intention environnementale : il attend un équipement sur lequel il peut compter.

Le choix du matériel doit donc partir de l’usage réel : nature des charges, distances, pentes, état des sols, accessoires nécessaires, organisation des postes et créneaux de recharge. Sans cette analyse, le débat sur la motorisation risque de faire oublier le véritable besoin opérationnel.

Un passage concret du diesel au lithium

L’EFL702 conserve la stabilité et la robustesse attendues dans les applications intensives. Il dispose d’un châssis solide et de pneus pleins ; un positionneur de fourches peut compléter l’équipement lorsque la diversité des charges le justifie. La configuration publiée prévoit une capacité de charge de sept tonnes, une batterie lithium-ion de 80 V / 820 Ah et un chargeur externe triphasé de 80 V / 200 A. La recharge doit ensuite être organisée en fonction de l’alimentation électrique du site et des horaires de travail.

Un mât triplex offrant une hauteur de levée de 4 800 mm élargit les possibilités d’utilisation. L’éclairage LED, les dispositifs d’avertissement, les rétroviseurs, le système de détection de présence de l’opérateur et la télématique contribuent à la visibilité, à la sécurité et au suivi du parc. Ces éléments comptent : le passage à l’électrique ne doit pas se faire au détriment des fonctions dont l’opérateur a besoin.

Le meilleur argument en faveur d’un chariot électrique n’est pas qu’il est électrique. C’est qu’il rend l’exploitation plus propre, plus simple et plus économique sans sacrifier le travail à accomplir.

Évaluer l’ensemble des conditions d’exploitation

Une comparaison rigoureuse avec le diesel ne peut pas s’arrêter au prix d’achat. Elle doit intégrer l’énergie, l’entretien programmé, les arrêts imprévus, l’usure des composants, la ventilation du site, l’exposition au bruit et aux gaz d’échappement, ainsi que le temps de travail réellement disponible à chaque poste. Le plan de recharge doit être évalué lors des pics d’activité, pas seulement sur une journée moyenne.

La technologie lithium-ion peut réduire l’entretien courant et éliminer les émissions de gaz d’échappement sur site. Elle n’est pas pour autant la meilleure solution dans tous les cas. L’infrastructure électrique, les pratiques de recharge et le service après-vente doivent être adaptés. Un fournisseur responsable doit l’expliquer clairement.

De la fiche technique à la confiance

L’EFL702 adresse un signal important au marché : l’électrification peut désormais répondre à des besoins de forte capacité. Mais les caractéristiques techniques ne suffisent pas à établir la confiance. Celle-ci se construit par l’analyse des usages, les démonstrations, les retours des opérateurs et des performances mesurées dans la durée.

Mon approche est simple : vérifier d’abord que le chariot convient au travail à effectuer, puis définir l’alimentation énergétique et l’organisation du service après-vente, avant de comparer l’ensemble des résultats d’exploitation. Menées avec rigueur, ces étapes permettent de dépasser l’opposition entre diesel et électrique pour prendre une meilleure décision pour l’entreprise.

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